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Trump va précipiter
la fin de l'Empire Américain

L'enquête de Gérard Chevrier sur 80 ans d'atrocités impunies — et le basculement de décembre 2025 que les médias français ont enterré.

Gérard Chevrier

Gérard Chevrier est un industriel. Au cours de sa vie professionnelle, il a conçu plusieurs procédés industriels de fabrication et créé
plus de 75 produits. Il a écrit le livre La prochaine guerre sera nucléaire
sorti en 2022 aux éditions du Roqual.

À partir d'août 1945, les États-Unis ont dominé et dirigé le monde d'une façon totalitaire, et souvent de façon inhumaine. L'exemple le plus récent est sous nos yeux : plus de 80 000 tonnes de bombes fournies à l'aviation israélienne pour rendre Gaza invivable.

Mais cette méthode n'a rien de récent.

Janvier 1943. Une salle de réunion d'état-major.

Des officiers américains sont assis autour d'une table. Ils étudient une carte d'Hambourg, en Allemagne. La ville n'est plus habitée que par des femmes, des enfants et des personnes très âgées — tous les hommes de moins de 60 ans sont sur le front russe.

Un officier supérieur prend la parole. Il explique que le bombardement sera plus efficace en plein été qu'au mois de février. Le napalm, mis au point par un professeur de la prestigieuse université d'Harvard, a la particularité de coller à la peau et de brûler jusqu'au dernier gramme.

Décision actée.

Le bombardement aura lieu en juillet. 8 jours d'aviation américaine, 4 nuits d'aviation anglaise. 10 000 tonnes de bombes au napalm. 45 000 civils brûlés vifs. L'air à 800 degrés. L'incendie qui se propage à 240 km/h. 33 km² de la ville rasés.

L'opération s'appelait Gomorrhe. Le nom était choisi.

Pas une bavure. Pas une erreur isolée. Une méthode. Préméditée, planifiée, optimisée par des officiers qui calculaient la saison la plus rentable pour incinérer une ville civile.

Cette même méthode sera appliquée en France un an plus tard. Sur des cibles théoriquement militaires.

En 4 mois — entre juin et septembre 1944 — l'aviation américaine et anglaise a tué plus de 100 000 civils français et détruit 350 000 immeubles. Vingt fois plus de Français tués par les Américains en 4 mois que par l'armée allemande en 4 ans d'occupation. 60 000 morts rien qu'en Normandie, selon l'historien Henri Amouroux.

Pourquoi tant de morts civils ? Parce que les bombardements se faisaient à plus de 6 000 mètres d'altitude et de nuit. Les pilotes rataient régulièrement leurs cibles, qui étaient principalement des installations militaires allemandes situées près des villes. Ils détruisaient à la place des quartiers entiers.

Tout cela a été passé sous silence. Aucun dommage de guerre, aucune réparation n'ont été réclamés par le gouvernement français après la guerre. Hollywood a remplacé 100 000 cadavres français par des films sur le Débarquement et la « Libération ».

Tokyo, nuit du 9 au 10 mars 1945.

L'issue de la guerre ne fait plus aucun doute. L'armée japonaise est complètement détruite, à tel point que les bombardiers américains ont retiré le blindage qui protégeait leurs pilotes — la défense antiaérienne japonaise n'existe plus.

C'est dans ce contexte que la décision est prise par l'état-major américain de massacrer la population civile de Tokyo.

Les officiers américains qui ont pris cette décision n'étaient pas sous la pression du champ de bataille. Non. Ils étaient confortablement installés dans un grand salon, dégustant la boisson de leur choix — whisky pour certains, thé ou café pour d'autres. Et là, ils ont décidé d'éradiquer une capitale civile au napalm.

Les habitations de Tokyo, à cette époque, étaient construites en bois et en papier. Ils savaient que la destruction par le feu serait totale.

Le 10 mars au matin, 183 000 cadavres dans les rues de ce qui avait été la capitale d'un pays civilisé.

Il y a eu le procès de Nuremberg, où ont été jugés et condamnés les militaires allemands. Il y a eu le même type de procès à Tokyo, où l'on a jugé les militaires japonais.

Aucun procès, aucune instruction en ce qui concerne les militaires américains. Ils ont continué à agir en toute impunité au Vietnam — où l'agent orange, désherbant Monsanto épandu sur les rizières, a fait naître 250 000 enfants avec des malformations très graves ; un dossier rejeté par les tribunaux américains au motif que seuls les ressortissants américains pouvaient obtenir réparation. Puis en Afghanistan. Puis au Moyen-Orient.

L'impunité n'a pas été qu'aérienne. Elle a été financière.

Le dollar a été imposé comme monnaie de transaction internationale, par la force ou par le chantage. Cette imposition permettait à Washington d'infliger des amendes à des pays théoriquement souverains. C'est ainsi que la banque française BNP a payé 8 milliards de dollars d'amende en 2014 — pour avoir réglé du pétrole iranien dans la mauvaise monnaie.

Pendant ce temps, le 14 avril 2013, le directeur général d'Alstom était arrêté à sa descente d'avion à New York et placé en prison préventive. Il y restera jusqu'à ce que la vente de plusieurs divisions d'Alstom au profit de General Electric — société américaine, donatrice de l'AIPAC — soit signée.

L'AIPAC, partie visible de l'iceberg qui décide de qui peut devenir sénateur, représentant ou gouverneur aux États-Unis. Le lobby qui finance la machine. La machine qui, à son tour, finance les colonies israéliennes depuis 1947 — territoire que l'ONU avait pourtant accordé à 7 % d'un État d'Israël, et qui en occupe aujourd'hui 30 % après 77 années de massacres et de déportations.

Pendant 80 ans, ce système a tenu.

Puis, en décembre 2025, il a basculé.

Sans qu'aucun journal français ne le couvre. Sans qu'aucun éditorial ne s'en émeuve. Sans qu'aucune dépêche AFP ne soit diffusée à grande échelle.

Pourtant, ce mois-là, dans une mer que peu de Français situent encore sur une carte, l'équilibre stratégique mondial qui tenait depuis 1945 s'est renversé.

Les militaires américains l'ont vu. Ils n'ont rien fait. Non par choix politique, mais par incapacité matérielle.

Voici précisément ce qui s'est passé.

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